Bibliothèques idéales


texte de Jean-Pierre Abraham

Coédition Lettres sur cour & Le temps qu'il fait. 2002 


Mes livres fondateurs !

André Dhôtel
: Ce n'est pas pour me vanter, mais je crois avoir à peu près tout lu de lui, soit environ 80 ouvrages ! Parmi les romans, sans trop réfléchir : Les rues dans l'aurore; L'homme de la scierie; Le village pathétique; mais surtout La chronique fabuleuse qui fut pour moi le livre “déclenchant”. Il s'agit de sa toute première édition, celle de Minuit en 1955. Une version “augmentée” au Mercure de France (vers 1960 je crois) m'a déçu, exactement comme si Rimbaud avait ajouté de nouveaux textes (moins bons) aux Illuminations !
Jean Follain : Tout instant; Des heures et tout le reste
René Char : Feuillets d'Hypnos; Lettera amorosa
Bernard Kellermann : La mer (c'est le plus beau livre de mer que je connaisse)
Yves Régnier : Les voyages; Promenoirs; Paysages de l'immobilité – très fascinant pour moi. Méconnu, il avait pourtant obtenu le Prix des Critiques vers 1956 pour Le Royaume de Bénou
Henri Thomas : La chasse aux trésors – son travail de critique est une très bonne clé pour ses romans
Jean Grosjean : Jonas
Jean Paulhan : Les incertitudes du langage
Jean Giono : Ennemonde; Notes sur l'affaire Dominici
Pierre Reverdy : « Sources du vent » dans Main d'œuvre
Max Jacob : Le cornet à dés – découverte du poème en prose
Simone Weil : La pesanteur et la grâce
Henri Michaux : Poteaux d'angle
Herman Melville : Moby Dick; Benito Cereno
Knut Hamsun : La faim; Sur les sentiers où l'herbe repousse
Panaït Istrati : Les chardons du Baragan

 

Je m'en suis tenu aux « modernes ». Autrement il aurait fallu citer, bien sûr, Villon, Marot, La Fontaine, Nerval, Chateaubriand (La vie de Rancé), Joubert, Rimbaud...

Extrait de Bibliothèques idéales

 

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