Intention :
Une brosse en bois dans des cheveux rebelles, une odeur de savon oriental au coin d'un souvenir, la rumeur de la ville dans le lacis de ses ruelles... fragiles éclats d'une mémoire de l'avant, avant la guerre, avant l'exil, dans une ville en fragments, Beyrouth.
Ecrire cette mémoire au plus près des sensations qui la rendent vive, de ses tremblements, de ses failles, de ses éblouissements.
Ecrire là où il y avait du silence, juste là.
Pour habiter la ville et que la ville, en nous, reste vivante.
G. Makhlouf
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Ces bribes de mémoire appartiennent à un passé ancien. A un avant.
Avant la guerre, avant l'exil.
La guerre et l'exil les ont recouvertes de plusieurs couches de terre.
Car si la mémoire a une géographie, elle a surtout une géologie : sédiments successifs, alluvions, fractures, failles et glissements de terrains...
A la faveur d'accidents géologiques, du très ancien affleure alors que des morceaux d'hier ou d'avant-hier restent enfouis, endormis, inaccessibles.Ces bribes de mémoire appartiennent à un passé ancien. A un avant.
Avant la guerre, avant l'exil.
La guerre et l'exil les ont recouvertes de plusieurs couches de terre.
Car si la mémoire a une géographie, elle a surtout une géologie : sédiments successifs, alluvions, fractures, failles et glissements de terrains...
A la faveur d'accidents géologiques, du très ancien affleure alors que des morceaux d'hier ou d'avant-hier restent enfouis, endormis, inaccessibles.
Peut-être est-ce un tremblement de terre de faible magnitude, peut-être est-ce une conséquence de la dérive de mes continents, toujours est-il que pour des raisons mystérieuses, des éboulis sont ressortis vers la lumière, empruntant des mots, des sons et quelques notes de couleur pour trouver, sous la plume, des contours tremblés.
Mémoire de l'infime, du sensible, de l'indicible, quelques fragments de presque rien, déposés sur la profondeur de la peau. " G.M.
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