A 
Alechinsky Pierre
Alloy Marie
Azouzi Mohamed
 B
Badaire Gilles
Bar Alain
Belkahia Farid
Benrath Frédéric
Bernardis Marc de
Besse Geneviève
Boisrond François
Bokor Miklos
Brown James
 C 
Chillida Eduardo
Christinat Olivier
Claude Fabien
Clot Frédéric
Crotti Jean
Cutolo Anne-Marie
 D 
Deblé Colette
Debré Olivier
Dickinson Nigel
Erbelding Patricia
 F 
Ferrat Stéphanie
Frank Daniel
Frascotti Mauro
Fretz Philippe
Fretz Stéphane
 G 
Garcin Gilbert
Gendre-Bergère Christine
Groborne Robert
 H
Haas Michel
Héraud J.P.
Humair Daniel
Ireland Robert
K 
Kacimi Mohammed
Katz Michèle
Keiichi Tahara
Kenna Michael
Kiefer Anselm
Klee Paul
L 
Latil Martine
Latreille Francis
Leick Joël
Le Gac Jean
Le Saec Thierry
M 
Maoual Bouchaïb
Marchetti Jean-Michel
Moa François
Moriani Milena
N 
Nadaud Daniel
Nachtwey James
 P 
Pastor Gilbert
Pellet Christian
PenoneGiuseppe
Pincemin Jean-Pierre
Plensa Jaume.
Q
Rampa Michaël
Renna Claude
Rosa Leonardo
 S 
Sala-Vidal Véronique
Sefolosha Christine
Segui Antoni
Slacik Anne
Soulié Tony
Tapiès Antoni
Texier Richard
Tilman Pierre
Tourneboeuf Patrick
Trivier Marc
V 
Venet Bernar
Voss Jan
Y
Yamou Abderrahim
Zaech Stephane
 

 

François Dilasser

 
Peintre autodidacte, François Dilasser est né en 1926 à Lesneven (Finistère). Il a toujours dessiné mais ce n'est qu'en 1966, après une carrière professionnelle, qu'il décide de se consacrer entièrement à la peinture. Il travaille par séries, qu'il ne termine que lorsqu'il estime avoir épuisé le sujet. Quelques thèmes traités par l'artiste : les arbres, les mains, les têtes, les comètes, les nuages…. Dilasser ne cherche pas à restituer une image, mais plutôt l'émotion ressentie lors de la création de l'œuvre. Son œuvre est empreinte de primitivisme, « de cette tendance primitiviste qui fait de la création artistique une nécessité intérieure ». Raphaële Branellec. Il a également créé des vitraux.

Présence dans les collections publiques : Musées des beaux-arts de Brest, Quimper, Morlaix, Rennes, Caen, Fonds National d’Art Contemporain, Fonds Régionaux d’Art Contemporain de Bretagne et Basse Normandie.

« Tout commence en général par des dessins, des dessins que je peux faire des heures durant à partir de rien, simplement j'essaie de laisser ma main libre. Je ne veux rien. J’essaie de découvrir quelque chose que je ne connais pas. Petit à petit, une idée, ou plutôt une forme se dégage. Je tourne autour de cette forme et quelque chose me parle. La forme se précise, s'impose. Je ne la nomme pas. Je la sens vivante. Je commence à peindre un, deux, dix papiers ou toiles. A partir du moment où la forme se met à vivre, des combinaisons de couleurs surgissent en même temps : cela n’est pas raisonné, cela s’impose. Bien sûr, au cours du travail, d’autres idées ou désirs peuvent naître. J’essaie de rester libre - libre même de prendre une voie que je ne prévoyais pas au départ. Je n’ai qu’un critère : il faut que ça vive, que je sente que ça vive. Je ne pars jamais du réel directement, même si je me rends compte parfois après coup que telle forme correspond à des choses que j’ai enregistrées. C’est toujours une forme qui surgit et ensuite il lui arrive toutes sortes d’avatars». « Chez François Dilasser » - entretien avec Charles Juliet – Ed. L’Echoppe 1999
 
« Dans le processus créateur d'un Dilasser, le carnet de dessins est un passage obligatoire. L'artiste en remplit les feuilles d'une manière quasi automatique. Elles deviennent répertoires de formes, éphémérides. Ces figures s'enchaînent jusqu'à l'épuisement, jusqu'à la dislocation complète. Elles se reconstituent quelques pages plus loin, solides et organisées, comme des entités autonomes. Ce métamorphisme domine l'oeuvre dessiné de Dilasser, prépare l'exécution de la peinture. L'indécision de la main, l'errance de la ligne achèvent de créer la forme, de la valider, prête à paraître sur le devant de la scène. Souvent, il s'agit d'un fragment de réel, bien mis en évidence par le liseré tenu, tracé à même la peinture. Les arbres, les têtes et les mains sont autant de fragments de paysages et de corps auxquels le peintre confère une vie silencieuse. Leur monumentalité rend ces images aussi insistantes qu'énigmatiques. Dilasser les peint hard edge éliminant ainsi l'inertie d'une figure détachée sur un fond. L'oeuvre ressemble souvent à une large vignette ». Benoît Decron, catalogue d’exposition « François Dilasser, peintures 1991-1999 », Musée Hébert, La Tronche/Grenoble 1999

 

post/avant

Bibliographie sélective

Editions Canopée

Ineffable vent
texte Erwan Rougé, sérigraphies et oeuvre originale François Dilasser

voir l'ouvrage

( Diffusion Art Point France)
 

Bibliographie

à propos de F. Dilasser

  • Dilasser / par Jean-Marc Huitorel - Ed. La Différence, 1990
  • Les Têtes de François Dilasser / mémoire de maîtrise par Raphaële Branellec, Université de Rennes II, 1997
  • Dilasser / par René Le Bihan ; avec des notes d'Antoinette Dilasser - Ed. Palantines, 1999
  • Chez François Dilasser / par Charles Juliet - Ed. l'Échoppe, 1999
     
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