Joë Bousquet 

Nous ne vivons pas, nous tournons autour de notre vie; ce n'est pas notre faute. Ceux qui se jettent, la tête basse, vers l'objet de leurs vœux sont ceux qui s'en éloignent le plus inévitablement. Ils ignoreront toujours pourquoi ce qui les éclaire est devant et derrière eux à la fois.

Joë Bousquet

"Durant les trente-deux ans de sa vie d'écrivain, Joë Bousquet n'a cessé de s'interroger. Sur lui-même, sur le sens qu'il devait donner à la blessure reçue le 27 mai 1918 à Vailly et qui l'a rendu définitivement infirme, sur les pouvoirs de l'écriture dès lors qu'on entend la considérer comme moyen : celui d'un acte qui fait naître d'un même mouvement la parole et la vie."

Maurice Nadaud

voir aussi :

Joë Bousquet (dossier)

Bernard Noël (dossier)

Bernard Noël  présente l'ouvrage en ces termes.

[René Daumal] rassemble trois écrits de Joë Bousquet, qui nous paraissent très importants : le premier est inédit et provient des archives des Cahiers du Sud, c'est une lettre à Jean Ballard –en 1932, Joë Bousquet «n'hésite pas à déclarer que tout tenant du Grand Jeu lui semble, depuis deux ans, plus fondé à PARLER que les surréalistes» et d'ajouter : « la vertu de poésie est intacte chez lui… Toute son activité revient à sentir et à manifester « que l'homme n'a pas à chercher le surnaturel, CAR LE SURNATUREL C'EST LUI »; le second se trouve dans un mince ouvrage peu connu dont il constitue la dernière partie : Traduit du silence, volume de cinquante-six pages, paru en mai 1939, en Belgique, dans la « série poétique » des Cahiers du Journal des Poètes. Ce volume a pour ainsi dire été effacé par le livre homonyme publié, en novembre 1941, par les éditions Gallimard, mais on n'y retrouve pas son contenu. – Il y est question de la Grande Beuverie : « tout en soulignant sa ressemblance avec la révolution rabelaisienne, Daumal y présente sa tentative comme un procès des sciences qui s'emparent des mots sans s'apercevoir que le poids d'une expérience humaine s'oppose à leur nouvelle qualification » -. Le troisième écrit, Souvenir de René Daumal, paru dans le n° 272 des Cahiers du Sud (2° semestre 1945), est l'hommage rédigé par Bousquet à l'annonce de la mort de Daumal.

Tirages courants

La Beauté dans les choses, eds Unes (épuisé)

René Daumal, 1996. eds Unes  (12€)

L'oeuvre de la nuit, 1996 eds Unes (12€)

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Tirages de tête 

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René Daumal, 1996.

note de Bernard Noël vignette de Ghislaine Amon 1/30 Arches eds Unes

 prix : 66€ commander

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