Les Noces de l'air et du vent
se conjuguent en plusieurs expositions à l'occasion du Festival international de photographies L'Oeil en Seyne,
du 1er au 30 octobre 2005 à la villa Tamaris Pacha, Centre d'art contemporain à la Seyne-sur-mer dans le Var
L'exposition occupe les quatre niveaux de la villa.
Toutes les approches, réalistes, politiques, plastiques, poètiques... d'un même thème traité par vingt huit photographes, à travers différents sujets. Notre compte-rendu.
Le rez-de-chaussée est entièrement consacré à deux séries de travaux de Hans Silvester,"cerfs-volants" et "écrits du vent". Hans Silvester est bien connu du grand public pour ses photographies de chats et de chevaux de Camargue. Son approche de l'image est esthétisante.
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Au premier étage, on découvre les formidables grands formats du photographe d'origine allemande et vidéo-graphe Carsen Peter. Ce collaborateur régulier du National géographic a toujours été passionné par la violence des éléments. Il a reçu un « Emmy award » pour son travail à la caméra dans le film Into the volcano. Il vient d'être le lauréat 2005 du World Press Photo pour ses images exclusives au coeur de tornades, celles mêmes qui sont présentées, ici, dans un ensemble titré "Chasseur d'ouragan". |
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Au même niveau, les photographies aériennes du photographe britanique Nigel Dickinson des forêts dévastées par les tempêtes, illustrent sans doute le mieux les noces barbares de l'air et du vent . Infatigable, Nigel Dickinson a fait plusieurs fois le tour de la planète traquant la vitalité et la détermination des peuples en marge, s'engageant énergiquement dans la défense de l'environnement. |
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Francis Latreille quand à lui, célèbre les amours glaciales des vents et de la neige au Pôle Nord . Lorsqu'en 1995, en compagnie de Jean-Louis Etienne, il sillonne les terres australes et boréales, il met les pieds sur un continent auquel il ne cessera de revenir, qu'il connaît et qu'il aime. |
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James Nachtwey est un photographe de guerre exceptionnel. Depuis l'Irlande du Nord en 1981,il a couvert de nombreux conflits dans le monde. La force de son regard rapproché sur la réalité produit des images d'une rare violence émotionnelle. Un travail récent sur les terrains de la pollution à l'Est est le sujet des photographies exposées, ici. |
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Patrick Tourneboeuf a photographié le ciel lumineux au dessus de Paris. Il possède sans nul doute une approche plastique du paysage. Ses images nous renvoient à un monde familier et possèdent toujours cependant une part discrète d'inattendu qui leur donne toute leur poésie, tout leur charme. |
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Dans les escaliers, des éoliennes stylisées. Celles de Guillaume Rivière imposent avec élégance leur présence nuptiale. Les images sont simples et épurées, ourlées de noir, dans des dimensions nettes et carrées . Elles imposent le sujet dans toute son évidence. |

Jérôme Navarre |

Guillaume Rivière |
La visite se termine sous les toits de la villa avec les photographies subtiles en noir et blanc de petit format de Michael Kenna. Pouvoir de la suggestion, plutôt que réalisme de la description. Idéalité du paysage, plutôt que réalité des objets qui le constituent. Poésie des formes, lumière, composition, Michaël Kenna dans une gamme de gris inombrables crée une atmosphère personnelle.
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